Coucou !

Pour faire écho à la polémique autour de propos rapportés par https://www.facebook.com/letelegramme.brest concernant le patron de la FFA, j'avais envie de vous parler de deux trois trucs.

Je suis, youpi, président et entraîneur 1er degré hors stade d'un club de course à pied, d'entreprise. Le tout FFA. Déjà, présenté comme ça, ça fait un peu tâche.

Quoi ? Du hors stade à la FFA ????

Quoi ? Un club d'entreprise à la FFA ??????

Quoi ? Toi, entraîneur ?????

Quoi ? Toi, président ?????

Et invariablement, autour d'une bonne bière, ces questions s'achèvent en déplorant l'effet néfaste qu'a le houblon sur ce qui me sert de temps en temps de cerveau.....

On m'a souvent interrogé du bien fondé de se mettre à la FFA. Et même par des gens de la FFA..... Mais je m'en tape.

Le club n'était pas encore créé, qu'il m'a paru logique, même si je n'ai pas cherché pendant des années d'autres solutions, de me tourner vers la FFA pour me former. Et j'y ai reçu une formation de grande qualité, par des gens passionnés, que je salue au passage, et qui se bagarrent depuis des années pour que le hors stade trouve sa place dans la FFA.

Et l'on voudrait me faire croire que, d'un coup d'un seul, la FFA se réveille un bon matin, en se disant "Tiens ! Mais au fait ! Il y a du blé de ce côté çi, allons nous gaver !". Bof.....

On est tous d'accord, le hors stade, le trail se sont construit presque tout seuls. Presque sans la FFA. Un bien ? Un mal ? J'imagine que la FFA, historiquement tourné vers le stade, a sa part là dedans. Mais on s'en tape. Regardons devant nous.

Il ne me serait jamais venu à l'idée, quand j'ai commencé à courir, il y a de cela 7-8 ans (non... pas 78 ans.... 7-8 ans...), de rentrer dans un club. J'imaginais trop de contraintes. Je voulais courir libre, quand je voulais, où je voulais, avec qui je voulais (même si personne ne voulait courir avec moi....) (d'ailleurs, tout bien réfléchi, ça, ça n'a pas changé.... sauvages !). Et puis est venu le temps de la formation et du club. Avec comme credo "courir sans contraintes". Le club propose, les athlètes disposent. Mode de fonctionnement facile à faire puisque c'est le comité d'établissement qui nous finance. Que je salue au passage. Et qui nous permet donc de ne pas avoir à courir après les médailles ou les subventions. Bref, un club confidentiel, de loisir, avec du bon gros quadra qui chatouille de temps en temps le chrono ou la distance. Et FFA. Si, c'est possible, madame !

Bref, c'est un cri du coeur : Ne laissez pas la FFA envahir le hors stade ! Faites que que le hors stade envahisse la FFA ! C'est bon ? T'as gribouillé ta pancarte ? Tu l'as écrit sur ton t-shirt préféré ?

Nous avons tous à y gagner.

Les gens du stade ont à nous apprendre la vitesse au mm sur la piste. Avec cette extraordinaire émulation de groupe qui change tout. Alors que toi tu ne connais que les boyaux qui se déversent bêtement tout seul sur le poteau téléphonique après un 3 x 2000 m vomitif. Les gens du stade ont des années d'expérience sur le comment qu'on s'entraîne, sur le comment qu'on pose son pied là plutôt qu'ici et plein d'autres trucs encore ! Et si madame. Alors que toi, tu regardes frénétiquement le net, les revues et que tu te fais ta sauce en espérant avoir trouvé la clef qui va te faire courir comme Usain pendant 177 km. C'est bon tu t'es reconnu ? Parce que moi je me suis reconnu !

Les gens du hors stade ont à apporter la course nature, les grands espaces, la joyeuse liberté de se faire une bataille de boules de neige à 4810 m d'altitude, la joyeuse sensation de se faire courser par des chameaux dans le désert marocain. Alors que toi, tu tournes en rond, à faire coucou à Mr Tartempion et puis coucou à Mme Tartempion et puis coucou au p'tit Tartempion.... Que je salue au passage. C'est bon tu t'es reconnu ? Parce que moi je ne te connais pas assez. Et j'espère que ça va changer.

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