3h29'.

Difficile d'être plus content. Quoique... La bière bue, cet après midi, à la fête du ventre (une northmaen), après 15 jours d'abstinence totale (j'ai failli me tirer une balle), m'a procuré une joie presqu'aussi intense qu'en franchissant, ce matin, la ligne du marathon de Seine et Eure, en descendant mon précédent record de 5'.

Et le compte rendu va être très court : je ne vois pas comment ça aurait pu mieux se passer...

Bon... Un peu plus long, alors ?

Chéri et adoré m'avait donné deux consignes limpides : "Et de un, tu manges dès le 1er ravito. Et de deux, tu restes tranquille jusqu'au 15-20ème à 4'55" (3h30 = 4'57"/km)".

Les consignes ont été respectées. Une demi tranche de pain d'épice avec 2 gorgées de flotte à chaque ravito, en restant bien tranquille jusqu'au 30ème. A l'abri, bien au chaud derrière le meneur d'allure des 3h30.

A un détail près. En passant la ligne du semi (la moitié du marathon) en 1h45'10", ma vessie se tenant les côtes depuis le départ et menaçant de se lâcher, sans l'ombre d'un remord, m'exhorta à une pause version "la nappe phréatique sous nos pieds va de nouveau pouvoir arroser la région pour les 10 années à venir". Une fois l'affaire entendue, la vessie sus citée en limite orgasmique et moi même, avons remonté avec calme, la distance nous séparant du meneur d'allure.

Avec calme, car le précédent marathon s'était soldé par une explosion en plein vol au 37ème kilomètre. Alors que je tenais un 3h29'. Parcequ'après moults pauses pipis, les remontées s'étaient faites à fond (le meneur d'allure ne s'arrête pas) afin d'éviter de se faire distancer. Ces accélérations pour remonter, s'étaient soldées, au final par un 3h34'. Erreur enregistrée et digérée.

Au 27ème kilomètre, une fois le meneur d'allure repris, je me suis alors mis au vert jusqu'au 30ème. Et en ai profité pour taper la discute avec Fxf, copain de blog et de forum.

Passé le 30ème les jambes, ayant leurs raisons que la raison enjambe, se sont mises à dérouler toutes seules, en passant à 4'50" du km.

Et les 10kms suivants se sont faits le théatre d'un moment magique. Je ne courais plus, je volais. Je flottais même. Si la course est capable de moments de grâce alors elle m'a fait un magnifique cadeau.

Mieux encore. Pas de mur. Rien. Que dalle ! Même pas mal !

Heureusement qu'en tout coureur sommeille un gros taré de masochiste, sinon je suis sur que je ne me serai même pas rendu compte que je décélérai un peu. Igor, le virtual partner, me rappelant à l'ordre, je dus sortir le grand jeu pour finir les 2 derniers kms à la même allure. Après quelques cris poussifs, la ligne d'arrivée me tendait sa médaille, en 3h29'.

Heureux !

Une bise à ma poule, Franck, sur la ligne, une poignée de main chaleureuse et dégoulinante à Seb et Nelly du club. Et enfin, une franche accolade avec Fxf finissait avec émotion ce chrono attendu depuis tant de temps.

Au téléphone, d'abord ma chère et tendre qui compris entre 2 sanglots, que j'allais (chouette !) rentrer à l'heure. Puis chéri et adoré qui, couvé de merci, me félicita avec bonheur. Et enfin mon convoi mortuaire préféré, min chtio frère et steph-pas-mieux accueillaient avec délectation mes hurlements de joie.

Bref, heureux !

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En même temps, on peut pas se tromper, c'est écrit !