Rififi en tête de classement. La bagarre fait rage entre le marocain Mohamad Ahansal (quadruple vainqueur en 1998 et de 2008 à 2010) et le jordanien Salameh Al Aqra (tenant du titre)

L’étape du jour, la 4ème, la plus longue (75,7km) et la plus dure de l’épreuve, et qui est au MDS, ce que les Alpes sont au tour de France, a permis d’y voir plus clair. Mohamed a pris la tête des opérations et devrait, en toute logique, décrocher la timbale, vendredi, sur le marathon.

Derrière les 2 champions, l'europe, qui n’en avait pas pris l’habitude, aligne dans les 15 premiers, 10 de ses ressortissants. Un italien sur la 3ème marche, 1 espagnol sur la 4ème marche, puis 1 portugais en 7 ème place. Ferment ce top 15, 3 anglais, 2 français, 1 belge et 1 norvégien, tous désespérés de ne point encore profiter du réchauffement climatique qui serait synonyme de mêmes conditions d'entraînement que les têtes du classement. 

Laurence Klein, française, qui venait défendre son titre n'est pas dans le classement général. Laissant sa place de leader, pourtant tenu sur les 3 premières étapes, à une américaine. J'en profite, au passage, pour pointer la qualité des françaises dans ces disciplines d'ultra-endurance. A l’image d’Anne Cécile Fontaine double championne du monde de 24h en 2009 et  2010.

Enfin, quelques heures après les champions, le reste du peloton. 1000 coureurs qui vont produire des efforts au pire « hors normes », au mieux « hors quotidien ». Des courageux qui vont emprunter les mêmes chemins que le futur podium, à leurs rythmes, pour aller au bout de leur aventure.

Antoine Comalada est dans ce peloton. Et il doit sérieusement en baver. J’espère, en imaginant qu'il soit doué de pouvoirs télépathiques, que tous mes encouragements, qui se joignent à ceux de ses proches l’aideront à franchir sa ligne d’arrivée. Il devrait, si tout se passe bien, arriver dans la nuit.

Spectateur glouton aujourd’hui, coureur assoiffé demain, je ne peux qu'écrire ma frustration de n’y être point encore et mon envie féroce d’en découdre le plus vite possible. En espérant qu’Antoine, comme convenu, a bien laissé en évidence, des petits cailloux blancs.

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