Après 3 articles dans la presse, je suis maintenant obligé de courir avec des gardes du corps. Je les ai choisi de la police montée, à vélo. Ils sont deux, baraqués, et font peur à tous ceux que l'on croise sur les quais. Ils font peur, parceque croyant qu'ils maîtrisent leurs vélos, ils s'essayent à la voltige.  Et je te tiens plus mon guidon. Et je me met debout sur le cadre. Et je te lève (de 2cm) la roue avant. Et je te bois au bidon tout en vélotant. Et je te colle ta roue arrière avec ma roue avant. Et je te passe la jambe droite du côté de la jambe gauche, en tenant le guidon d'une main et en me décrottant le nez au passage avec les doigts de la main libre (les doigts car, en général, un seul n'est pas assez drôle). Les badauds s'écartent. Les uns amusés, les autres surpris. Mais après deux-trois gamelles, les ardeurs se calment. Et c'est tant mieux pour mes pieds, énervés d'avoir, en plus de courir, à éviter les queues de poisson.

Mon médecin du sport m'avait conseillé, vu l'investissement personnel que demande la préparation du marathon des sables, d'impliquer ma famille dans le projet. Avec joie. Mais la prochaine fois, les gardes du corps seront nageurs de combat en pleine seine.

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