Le marathon des sables ne m'aura pas qu'affecté physiquement. Il m'aura aussi affecté psychologiquement.

L'ultramarin m'avait déjà marqué sur ce terrain.

Et ce que je craignais par dessus tout, en me lançant la dedans, était l'après marathon des sables.

Les témoignages post-course décrivaient un grand vide. Un trop plein de projet remplacé par une absence intersidérale.

J'avais anticipé la chose en imaginant tout plein de projets. Ceux associés aux Nids. Ceux associés à ma vie de galopeur fou. Comme par exemple découvrir les joies du 10km. Et pourquoi pas, plus tard, les joies du - 40°C avec le marathon du pôle nord.

Et bien sur la vie. Celle sans la course.

Mardi dernier, peut être même mercredi, j'ai senti la fragilité. Senti qu'un rien pouvait l'ouvrir. Senti ce rien qui t'ouvre les chairs, t'attrappe la tronche, te la claque sur le trottoir et te laisse sonné.

Aujourd'hui, la fragilité est à peu près sous contrôle. Je tiens à distance ce qui pourrait la titiller. Et me concentre sur ce qui me fais du bien.

La vie est là. Les projets aussi.

Sinon, à part ça, ça va. Merci.

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