Le jour J approche.

Les derniers détails se règlent. Avec le désespoir du gars qui va bientôt sauter en parachute. Avec le désespoir du gars qui n'arrive toujours pas à se décider entre le cordon rouge et le cordon bleu. Le fameux cordon rouge qui, une fois tiré, ouvrira le parachute. Le fameux cordon bleu qui, une fois tiré, ouvrira aussi le parachute. Avec le désespoir du gars tiraillé à cause de son daltonisme....

Bref, pour vous ce soir, sans transition aucune, le menu du repas type. En espérant que la divulgation de ces informations, jusqu'alors gardées jalousement secrètes, ne seront pas à l'origine de l'effondrement en bourse des actions de Pampers.

Bref, blurp, gragoubroudiblurp (désolé, à chaque fois que je montre ces photos à mon estomac, il somatise bruyamment), voici les photos.

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Au hasard, le jour 6. Celui du marathon, la dernière étape classante. Tout est dans ce petit sachet. 520g de bienséance stomacale.

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Le petit déjeuner. 60g de spordej et 53g de cerneaux de noix.

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L'en-cas de course. 40g de poudre de nutraperf, une barre bio de 25g de banane datte, une barre salée de 30g, une barre amélix de 25g et un gel antioxydant de 27g à la menthe et l'eucalyptus.   

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Pour le soir, une soupe de 33g de nutrarecup, 150g de pâtes primavera aux légumes variés lyophilisés, et enfin, en dessert, 20g de noix du brésil. Dessert qui n'a pour unique vocation que de se préparer aux futures journées canapé devant le foot.

Chaque jour, c'est 500g de nourriture pour 2000kcal. Le minimum syndical calorique imposé par l'organisation de la course.

Plus j'y réfléchis, plus je pense que ce sera limite. Je vais donc certainement me faire un sac spécial fête du slip. Pour les moments où j'aurai faim. Faim au point d'être tenté de m'attaquer au plus dodu du peloton. Dans ce sac, il y aura certainement un saucisson, des croûtons, une tétine, un pouce.... Si vous avez des idées...?

Bref, rendons gloire à Steph-pas-mieux et Jérôme, qui m'ont cordialement invités à manger moins... Ceux qui ont eu la joie de me voir à table apprécieront à leurs justes valeurs les terribles sacrifices auxquels j'ai consenti ces derniers mois.

Enfin, vous l'aurez peut être remarqué, mais malgré des heures d'analyses nutritionnelles minutieuses, une faute de goût majeure brille par son absence dans le menu de la semaine : je pars au Maroc sans couscous lyophilisé...